• Mairie de Saint-Cassin (Savoie)
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Saint-Cassin a toujours eu cette appellation, exception faite de la période de la Terreur pendant laquelle le village prend le nom des « Bocages ».Les raisons de l’appellation de Saint-Cassin restent inconnues. Ce nom vient de Saint Cassien, martyr d’Imola en Emilie au 4ème.

Saint Cassien était un riche citoyen d’Egypte, très charitable, qu’un songe amena à venir en Gaule. Ce qu’il fit, baptisant et érigeant des  oratoires. Il fut évêque d’Autun. Peut-être son voyage l’a-t-il conduit à traverser ce village –rien ne permet d’attester cette hypothèse.

L’occupation du territoire de Saint-Cassin est attestée pour la période allant du 1er au 4ème s.
En effet, des pièces de monnaie de ces époques ont été mises au jour lors de fouilles archéologiques du site de l’ancien château de Saint-Claude, ainsi que des tombes romaines et « burgondes ».Une église paroissiale est connue dès le début du 11ème s. par une mention faite dans la donation du roi Rodolphe de Bourgogne. Elle semble avoir eu également le statut de chapelle seigneuriale.
Durant la période médiévale, la paroisse fait partie du prieuré de Saint-Jeoire, et le château, ainsi que ses dépendances (castrum Beati Cassiani cum sui appendis), font l’objet de la donation de Rodolphe de Bourgogne à sa femme. Au 13ème s., le fief de Saint-Cassin est acquis par le comte Amédée IV puis passe aux mains de la famille de Miolans. Au 14ème s. il revient par mariage à la famille de Seyssel. Le château n’est plus habité à partir de la seconde moitié du 16ème s. et tombe en ruine. Mais le fief se transmet ensuite aux Clermont, dont les propriétés à Saint-Cassin sont vendues en 1863.Sur le plan démographique, les données disponibles indiquent une population de 341 habitants en 1561 et 332 en 1776.Les chiffres de la démographie contemporaine donnent 644 habitants en 1822, et un pic de population s’élevant à 890 personnes recensées en 1881. Subitement en 1886, ce chiffre tombe à 576. La population ne cessera de décroître jusqu’au début des années 1970.Aujourd’hui, Saint-Cassin compte 800 habitants (recensement 200 ?), et sa proximité avec Chambéry contribue à attirer de nouveaux arrivants, dans des constructions neuves de type pavillonnaire.

 

L'école de la route de Lyon

Les nouveaux arrivants dans la commune et les plus jeunes d’entre nous ne connaissent que l’école du chef-lieu. Les plus anciens se souviennent du temps où Saint-Cassin possédait deux écoles. Mais qui sait que l’école de la route de Lyon, disparue en 1986, a une histoire encore plus longue ?


Un dossier qui traine en longueur

Dès 1929, plusieurs « pères de famille habitant Saint-Cassin la Cascade » adressent un courrier au maire de l’époque, Pierre Raymond, afin d’obtenir l’ouverture d’une « école enfantine au village de la Cascade de Couz », où résident 23 enfants « rangeant entre quatre et dix ans ».

Cette demande n’aboutit pas et c’est au tour de l’Inspecteur d’Académie d’intervenir en février 1937 auprès de Pierre Raymond, toujours en poste. « J’ai l’honneur de vous adresser officiellement la nécessité d’une école de hameau pour les enfants de votre commune qui habitent entre le Pont Saint-Charles et la gare de Saint-Cassin la Cascade ». Il précise que cette école pourrait accueillir une trentaine d’enfants et que « l’ouverture ne risque pas d’entraîner la suppression d’une classe au chef-lieu de Saint-Cassin qui conservera plus de 40 élèves ».

En 1939, un avant-projet de construction est élaboré et une déclaration d’utilité publique adoptée en conseil municipal du 10 décembre. En 1942, une promesse de vente est signée avec Jean-Claude Didier, cultivateur, pour une parcelle de 25 ares. La commune lance un emprunt. Mais l’école est loin d’être construite : en 1949, le terrain est encore loué à usage de jardin. C’est finalement le 6 novembre 1952 que la délibération d’utilité publique est validée par arrêté préfectoral, 23 ans après la première pétition.


Une enseignante sans école

En 1956, Mme Peysson est nommée sur le poste d’institutrice, alors que la construction n’est pas terminée. Les élèves sont provisoirement accueillis dans une pièce de la maison d’Elie Roux, juste en contrebas de la future école, sur le chemin des Brilles. On était loin des normes actuelles : l’accès s’effectuait par un escalier extérieur, les enfants se lavaient les mains dans le bassin. Quant aux toilettes, elles étaient de l’autre côté de la route. Pour les plus curieux, le bâtiment est encore visible aujourd’hui.

Les enfants du bas de Saint-Cassin, qui avaient commencé leur scolarité au chef-lieu, sont aussitôt accueillis dans la nouvelle classe : ils n’ont plus à parcourir des kilomètres à pied avec leur cartable et leur repas. D’autres enfants, qui étaient scolarisés à Vimines, rejoignent également l’école provisoire. Ils peuvent alors tous rentrer déjeuner à la maison.

Une fois la construction de l’école achevée, Mme Peysson occupe le logement de fonction avec son mari, dans un premier temps instituteur à Cognin. Il rejoint dans un second temps la nouvelle école de la route de Lyon, au moment où l’ouverture d’une seconde classe devient nécessaire.

 

Une école qui aura jusqu’à deux classes

La date de mise en service du bâtiment définitif et l’évolution des effectifs restent à ce jour un mystère. Les archives laissent seulement deviner l’histoire d’une courte embellie, et d’un lent déclin. En 1969, les effectifs sont devenus trop importants dans l’école du chef-lieu, de sorte qu’une modification du périmètre scolaire est décidée. Certains enfants de La Désertaz ont ainsi débuté leur scolarité au chef-lieu, puis l’ont poursuivie route de Lyon. Ils descendaient à pied par les prés et débouchaient vers l’ancien foyer de Roche-Fougère. Ils traversaient alors la route. Plus tard, un « ramassage » scolaire a été mis en place par les parents qui accompagnaient les enfants en voiture. C’est sans doute à cette époque que l’école de la route de Lyon a atteint plus grand nombre d’enfants, la seconde classe étant fermée peu de temps après, en 1974. En 1976, l’institutrice, Mme Blazejewski, avait seulement en charge 13 élèves.

 

Vers une fermeture définitive

L’école a fait l’objet de plusieurs articles dans le bulletin municipal à partir de janvier 1986. Les élus ont systématiquement attiré l’attention de la population sur la baisse des effectifs des écoles, liée au recul des naissances sur la commune, mais aussi à la hausse de la scolarisation des enfants de Saint-Cassin hors de la commune. Au milieu des années 1980, 42 % des enfants de la commune n’étaient pas scolarisés à Saint-Cassin. Si l’école du Chef-Lieu comptait 30 élèves, l’école de la route de Lyon n’en comptait plus que 10, dont deux qui habitaient à Vimines et deux à Cognin.

En dépit de leurs efforts pour vanter les intérêts de la scolarisation en classe unique et les nouveaux projets mis en place par les instituteurs, les élus ne parviennent à inverser la tendance. A la rentrée de septembre 1986, l’école de la route de Lyon ne compte plus que 9 enfants inscrits. Elle tombe sous le seuil fatidique des 10 élèves, et l’inspection académique décide de la fermer quatre jours après la rentrée. Cinq familles sont directement touchées par la fermeture. La fin de l’aventure est proche. Le 15 septembre 1987, le préfet de la Savoie autorise le maire de Saint-Cassin, Max Gougou, à envisager la procédure de désaffectation du bâtiment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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